L’ami

L’ami

Je me demande si la pudeur devrait m’en empêcher
A ne le voir pas, je m’en retrouve égarée
Je le pense et le pense à chaque instant
Comme s’il était mon satan.


Je me demande si je devais
Oser le regarder,
Avec les yeux d’une femme
Le voir dans la chair d’un homme
Lui ler avec une douceur coquine
Des messages roulés dans la farine
D’attentions d’un aigle charmant sa proie.
Qui excusera mon audace? pas moi.


Mes rêves ont épousé les siens
Mon sourire nait du siens
Ma joie c’est ses yeux
Illuminés. Je prie Dieu
Qu’il ne voit plus que moi
Car il est devenu mon roi
Sans qu’on me demanda mon avis
Ni le sien. Juste une surprise de la vie


Si le devoir m’en empêche,
Mon cœur lui se dépêche
De l’ettreindre et de lui ler
Des merveilles du monde qu’il m’a créé.

Lui, cet ami avec qui j’ai grandi
Et ceci qui me l’eût dit?