Leurres et lueurs

Voici des leurres avec lesquelles je terre mes peurs
Des lueurs qui peinent à sécher mes pleurs
Et qui pourtant, pour un peu, me rappellent ces heures
Durant lesquelles deux âmes s’accordent en un même chœur
Ils ont fait battre à l’unisson deux cœurs
Condamnés le sort à ce qu’ils effleurent
Sans jamais goûter le bonheur
D’une vie à deux, un sort de malheur.

Voici ma consolation, pour le sourire devenu mon rêve
Pour son regard qui ne déshabillera plus ma pudeur
Pour ses oles qui ne présenteront plus l’avenir
Empreint d’espoir. Oui pour l’amour je me love
Dans une réalité qui a cessé d’être mienne
Pour l’espoir de te revoir et de redevenir tienne…

Alors, qu’il faille des contes calmer mon impatience
Que le temps me somme l’amertume d’une solitude triste
Que les mots des autres me semblent des vannes égoïstes
Quand je les attendrais de toi, mon prince

Car je t’attendrai
Jusqu’à l’épuisement de mon souffle de vie
Où que tu te souvienne de la joie que je te procurais
Et de l’intensité avec laquelle on vécut notre vie

En attendant, je ne cesse d’être tienne
Et de te conter au soir de claire de lune