Nécrologie Médina Baye en deuil : Rappel à Dieu de Elhadji Moustapha GUEYE

Nécrologie Médina Baye en deuil : Rappel à Dieu de Elhadji Moustapha GUEYE

Ina lilahi wa ina ileyhi Rajioun
Triste nouvelle pour la communauté musulmane mais plus ticulièrement celle de famille Niassène de Medina Baye. En effet, nous venons d’apprendre le décès de Elhadji Moustapha GUEYE.

Qui est Imam Moustapha Gueye:

Faydatidianiya, Il se nomme Moustapha gueye, fils de Alpha Gueye Il est né dans la Bourg de Thiarene, qui est un centre de science et de religion, situé dans la région de Matam, en l’année 1356 (H), correspondant en 1937 .

Il apprit le Saint Coran avec son « père », Codde Gueye aujourd’hui décédé, qui était du nombre des légistes religieux de ce temps là. Il avait ainsi commencé sa vie studieuse sous la ferrure de ce vénéré père et lu avec lui les ouvrages « d’Al-Akhdari » et « d’Al-awfi ».
Par la suite il s’en allant chez son oncle maternel, un grand savant de son temps, le Cheikh Alhadji Mouhamad Diatara auprès de qui il étudia l’Epitre d’Ibn Abi Zayd Al-Qayrawani, aux environs de 1369(H),correspondant en 1950(c) .

Puis il quitta pour la première fois de sa vie, le Fouta et s’en Fu dans la province du Saloum. Là il étudia le Syntaxe et la Morphologie arabes, ainsi que les textes de la jurisprudence, tels que « l’Arégé » du Cheikh Khalil, et d’autres mi les classiques .C’était aux environs de 1956.

Ensuite, il s’en alla chez le cheikh Al-khadji Abou bakr Niasse II, et il apprit de lui la rhétorique, la stylistique et l’art de l’éloquence ainsi que les belles lettres arabes, telles que les « Séances » de Hariri et d’autres.

Faydatidianiya, Apres cela il vint à Kaolack ,un des hauts-lieux de la science et de la connaissance, temple de ceux qui recherchent le savoir dans les contrées sénégalaises, où il se lia avec l’ornement de son temps ,l’imam des imams le Cheikh al Islam Elhadji Ibrahima Niass(RA), célèbre dans tous les pays islamiques  dont le renom se passe de commentaire, et de lui, il apprit la science commentaire du saint Coran, et celle des traditions Prophétiques et le degré de crédibilité de celle-ci, ainsi que la science des fondements de la jurisprudence islamique, puis celle de la logistique, et d’autres choses encore, et des connaissances trop nombreuses pour être énumérées dans cette improvisation.

Ensuite, il s’en alla pour la seconde fois à la recherche du savoir, en s’en fut vers le royaume chérifien du Maroc, où il poursuivit ses études secondaires dans la vénérable Université d’Al-Quarawiyin, à Fès, la cité protégé de Dieu. Il y séjourna pendant 4 ans, avant d’en retir. Il déploya une intense activité, au sein de l’union estudiantine du Maroc, où il occupa des positions telles, que les mentionner équivaudrait à faire son éloge. Il remplit, en effet, les fonctions de délégués de supérieur de l’Union des Etudiants Sénégalais, durant tout le temps de sa présence au Maroc.

Faydatidianiya, En 1965, il s’en revint du Maroc vers sa terre natale, et il entra dans l’enseignement et depuis il remplit les fonctions de Secrétaire General des Enseignants et des Etudiants arabophones (U.P.S.).

Par la suite au cours de l’année 1971, il s’engagea dans la carrière journalistique au Sénégal et il devient journaliste au Ministère Sénégalais de l’Information. Il ticipe en qualité de responsable, à l’animation des programmes religieux, pour l’éducation spirituelle des masses musulmanes en matière religieuse et temporelle.

Ses efforts dans ces domaines, sont très appréciés, et les résultats obtenues dignes d’éloges. Ajoutez à cela que son domicile est une école importante, pour ceux qui recherchent la science religieuse .Chaque soir, il se charge d’y enseigner, ainsi que durant les jours fériés, hebdomadaires ou officiels. Il est même en ce moment imam d’une école religieuse sise à Thiaroye, non loin de Dakar. Il est ainsi un grand responsable politique, membre du Comité du ti de l’union Progressiste Sénégalais .

Faydatidianiya, C’est un homme modeste, qui ne connait ni rancune, ni antipathie, ni inimitié envers qui que ce soit, et qui vient en aide à tous les nécessiteux sans faire de discrimination, qu’ils soient ou non d’accord avec lui en matières d’option politique ou d’école religieuse. Il respecte les grands, comme il respecte les petits, et ce n’est pas un hasard si me viennent à l’esprit ces vers : « Si tu veux faire l’éloge des qualités de Kâfour, il te faudra évoquer la perspicacité de lyàas; Et la générosité de Hâtim »

C’est ainsi qu’on voit se grand veneré, qui n’a délaissé aucun des aspects de la vie religieuse et politique .Mais il accomplit encore d’autres efforts, qui sont attestés aux époques du Pèlerinage, lorsqu’il accompagne, chaque année des Pèlerins aux lieux saint de l’islam, et qu’il s’efforce de les guider vers les lieux de rassemblement, pour les aider à accomplir leurs obligations de la meilleure façon possible.

Faydatidianiya, C’est ce que nous a rapporté d‘un pèlerin. Il rencontre en cela des difficultés en grande nombre, que Dieu seul connait, mais il n’en a nul souci. Au contraire, il accomplit ses efforts pour Dieu, pour le service de Dieu, pour les fils de son pays, et n’en demande nul remerciement. En cela, la récompense est en Dieu, qui plongera l’activité de ce saint homme, pour le bien de sa communauté et de son pays, à tout moment et à toute époque. Il n’y a donc pas de quoi s’étonner, si nous répétons, à propos de son rôle important les oles des poètes arabes :
« Ses plus grandes ambitions sont sans limites, Et les plus petits débordent ce siècle »…

Et pourquoi pas ? puis qu’il est de la descendance de docteurs de la foi, de rois, de prince légendaires, ses aïeuls ayant été, du coté paternel, des croyants intègres, mi les quels on trouvait des gens connaissant le Coran cœur, pieux et lettrés, bons excitateurs des Sourates, savants en toutes choses, dans les arts, les sciences et les lettres islamiques, éloquents et desserts, craignant Dieu, dévots sans tache.

Son Aïeul au quatrième degré était Malick Coumba, frère de Guirane Coumba, prince du Djolof au Senegal. Guirane était le père de Birame Penda, et Birame Penda était le Père d’Alboury Ndiaye, prince du Djolof, pendant la période allant de 1876 à 1890. Lorsqu’Alboury se dressa contre le colonialisme français, et s’opposa à l’occupation étrangère abhorrée, le colonialisme le chassa hors du Sénégal, et le grand père de notre auteur (Le Droit Chemin Dans La Pratique Islamique Parfaite), Alioune Gueye s’en alla vers le