REPENSER LA VILLE


Dakar est engorgé, Dakar étouffe, Dakar est mal assaini. Dakar a des trous à ciel ouverts à cause de chantiers interminables dont on ne connaît pas leur date de livraison. La vulnérabilité des métropoles aux inondations tient beaucoup à leur dépendance à de multiples réseaux interconnectés : transports bien sûr, mais aussi électricité pour les faire fonctionner, eau potable, égouts, déchets. Autant de facteurs qui montrent à quel point il est urgent aujourd’hui de repenser la ville et de désengorger Dakar.

REPENSER LA GESTION DE RISQUE.
Dans un pays normal un plan d’urgence inondation serait mis en place avant l’arrivée des fortes pluies. Et serait mis en branle dès les premiers signaux.
Dans un pays normal des plans d’évacuation d’urgence seraient mis en place pour faciliter la circulation des voitures avant l’arrivée des fortes pluies. Un pays qui veut avancer a une vision, un plan. Un pays qui veut avancer réfléchit sur le long terme. Un pays qui veut avancer prend en compte l’ensemble des secteurs qui peuvent impacter sur les inondations et essaye de réguler, surveiller chacun de ces secteurs. Dans un pays comme le Sénégal, il est inconcevable que des zones entourées la mer ne puissent pas avoir des canaux d’évacuation des eaux vers cette même mer. Dans un pays comme le Sénégal, il est inconcevable que la construction ne soit ni régulée ni surveillée. Sachant que cela impacte sur les inondations.

REVOIR LES POLITIQUES AGRICOLES
Il n’y a plus d’espaces verts à Dakar. A l’intérieur du pays, les arbres sont coupés. Pense-t-on aux effets du changement climatique ? Ou nous pensons que le Sénégal est tellement béni que nous ne pouvons pas en être victime ? Les inondations ne sont seulement la conséquence de l’urbanisation galopante. Surexploitation des sols, déboisement, avancée du Sahel. Des facteurs que nous négligeons car nos débats sont malheureusement que POLITIQUES.

SENSIBILISER LES POPULATIONS.
Il faut améliorer les prévisions météorologiques et mettre en place des méthodes qui méritent d’alerter les populations en masse lorsque nous nous apprêtons à recevoir de fortes quantités d’eau de pluie. Il faut continuer à sensibiliser les populations sur la nécessité d’éviter de jeter les déchets plastiques dans les canaux d’évacuation des eaux. Il faut nettoyer régulièrement ces canaux aussi. Que les Maires puissent délivrer des consignes de prudence aux populations et préent des chaînes de solidarité avant l’arrivée des pluies. Chaque année nous avons des inondations et chaque année elles nous surprennent. Tout simplement ce que nous ne sommes ni dans la prévision ni dans la prévention.

PRÉVENTION, PRÉVISION, PROTECTION.

MariaNeylah