Résumé du Roman intitulé Maïmouna de Abdoulaye Sadji

Résumé du Roman intitulé Maïmouna de Abdoulaye Sadji

INTRODUCTION

Maïmouna est un roman écrit l’écrivain sénégalais Abdoulaye Sadji.
Maïmouna est une enfant de l’Afrique, elle est issue du monde rural, elle sera séduite puis finalement meurtrie la vie urbaine.
Elle est jeune fille, innocente, et elle rêve de Dakar, Dakar qui fera d’elle une victime…
Maïmouna est une histoire remplie d’émotions dans laquelle son auteur a voulu démontrer surtout deux façons de vivre différentes, deux visages de l’Afrique, deux morales non semblables…
L’auteur insiste dans son roman sur le fait que les Africains qu’ils soient de la campagne où de la ville doivent être fiers de ce qu’ils sont…Vouloir imiter l’occident ne sert à rien car le rythme y est totalement différent et les résultats sont plutôt désastreux …
A travers les rêves de cette jeune Maïmouna, on distingue aussi après l’envie, l’ambition, toute la détresse…Une jeunesse où il est normal de rêver mais pas normal d’être déçu selon de nombreuses causes nées de l’homme, des pouvoirs, de la corruption, des injustices et d’un occident qui fait rêver juste ce qu’il s’est approprié toutes les richesses de l’Afrique…
Cependant l’Afrique est un continent à t et qui sera certainement envié dans les années à venir…

🎯Résumé de l’œuvre

Maïmouna est une jeune fille de l’Afrique paysanne, séduite, puis finalement meurtrie la grande ville. Jolie, innocente, rêveuse, Dakar en fera une victime. Elle reviendra panser ses blessures au pays, auprès de sa vieille mère, mieux armée pour consentir aux vertus des gens simples. À travers l’histoire de Maïmouna, ce sont deux mondes, deux façons de vivre, deux morales, deux visages de l’Afrique que l’auteur dévoile.

🎯Les thèmes de l’exposé

📋Destin de Maïmouna
▶️L’enfance de Maïmouna
A l’âge innocent, quand les petites filles noires ne portent qu’une touffe de cheveux au sommet de leur crâne rasé, Maïmouna était radieuse : un teint clair d’ambre, des yeux de gazelle, une bouche trop petite peut-être, mais d’un modelé déjà net et sensuel. Sa poitrine encore nue se bombait d’une harmonieuse façon et laissait prévoir d’opulents charmes futurs. Elle avait une taille souple, gracile, mais sans raideur ni noblesse affectée. La finesse de ses poignets n’avait d’égale que la délicatesse de ses chevilles où semblait courir un perpétuel frémissement. ! De son portait moral, que dire, mon Dieu ! C’était une petite fille sans caractère défini, presque sans pensées, rieuse, insouciante.

Sa mère, pauvre, l’habillait simplement, mais avec gout. Si les camisoles de Maimouna n’étaient pas faites de riches étoffes, elles donnaient pourtant à son teint plus d’éclat et de Fraicheur.

La jeune Maïmouna adore la vie au village. Peu importe que la case de sa mère soit délabrée et qu’elle soit l’une des jeunes filles dont les ures sont les moins coûteuses et élaborées. Quel délice d’être choyée une mère courageuse. Et que dire des fêtes qui agrémentent la vie dans la brousse comme celle qui suit la fin du Ramadan. Pour cette occasion, Daro fait preuve d’ingéniosité et sacrifie un peu de son argent pour que sa fille rivalise en beauté avec ses petites amies. Comme il est merveilleux de contempler aux sons des percussions les trémoussements magiques de cette gamine à la grande beauté. Certes, la vie villageoise est routinière : au levé, un exercice éprouvant pour la lève-tard, donner à manger aux poules, préer le repas et l’apporter à sa mère, commercer à ses côtés, puis retourner à la case quand les rayons du soleil faiblissent. Ainsi les jours se succèdent. En dépit des lettres de Rihanna qui demande à sa mère de lui confier l’éducation de sa sœur, Daro s’y refuse. Son amour pour sa fille et la peur de la solitude l’y empêchent.

Mais avec la puberté Maïmouna se lasse de la vie au village et de la pauvreté. Elle devient aigrie, injuste voire insultante à l’encontre d’une mère qui se démène pour leur survie. L’adolescente rêve de la vie à Dakar qui semble si merveilleuse à la lecture des lettres de sa sœur. Daro doit se rendre à l’évidence, elle doit céder et laisser tir sa fille rejoindre Rihanna qui mène une vie luxueuse grâce aux revenus de son époux, cela au milieu d’une cour où personnages importants, imposteurs et asites sont entretenus. Dans son roman, Abdoulaye Sadji, très attaché à sa culture, fait une distinction très nette entre la vie villageoise et celle trépidante de Dakar. La première, incarnée Daro qui prend les habits de la raison, est faite de volonté, d’un dur labeur au quotidien, de la valeur de la vie et de l’humilité que tout homme doit avoir face à son destin. A Dakar où « les agglomérations indigènes s’étalent [et] forment comme une ceinture d’ordures », la vie est semée de pièges, de tromperies, d’illusions. Sans se laisser aller à une opposition irréconciliable d’un monde naturel et -là-même vertueux que serait le village, et celui de la cité pervertie où les hommes noyés dans la multitude auraient perdu le sens de leurs origines, il est incontestable que l’écrivain dénonce une dérive, une crainte, que l’Africain perde son identité. Une dénonciation qui devient acerbe quand il décrit l’univers inconsistant de ses africains appelés « évolués » le maître colonisateur, qui ne rêvent que d’assimilation et s’isolent de ce qui leur apaît être l’inculte plèbe, leurs compatriotes des faubourgs et de la brousse. Assurément, Maïmouna pure puis égarée, à l’innocence violée, est l’allégorie d’une Afrique en transition qui à la veille des indépendances doit faire le choix de son destin : elle ne doit pas renier l’authenticité de ses origines tout en étant ouverte à une modernité qui lui permettra de répondre aux défis à venir. Un enjeu qui semble être encore d’une grande actualité.

🎯La vie de Maïmouna à Dakar

A l’âge de quatorze ans, elle rejoint sa sœur. Belle et bien éduquée, elle ne tarde pas à attirer plusieurs prétendants riches. Grisée un quotidien fait de flâneries, de richesses, de mondanités et de fêtes, à mille lieues des besognes villageoises, Maïmouna plus belle que jamais ne prend pas conscience qu’elle devient un objet de convoitise. Très vite, les prétendants au mariage se bousculent. Rihanna veille à ce que sa cadette soit l’épouse d’un homme de valeur au patrimoine bien doté. Il en va de sa réputation. Elle ignore les sentiments de sa jeune sœur qui lui doit obéissance. Et pourtant, le cœur de Maïmouna peu averti de l’univers dakarois a des sentiments qui s’accommodent difficilement aux enjeux prosaïques d’un mariage de raison. Les effets dévastateurs de la tourmente approchent. Sa sœur lui en choisit un mi eux. Six mois après ses fiançailles avec Galaye, un homme âgé et riche et polygame, Arrivée à Dakar, non seulement la vie du village mais aussi la tradition orale -représentée des ethno-textes comme le conte, les chants, etc. perdent, dans un premier temps leur importance et leur fonction intégrante et protectrice. Les références aux formes de l’oralité traditionnelle ne ressurgissent qu’au moment du premier échec de Maïmouna dans la société dakaroise où elle est replie sur elle-même à cause de son amour secret pour Doudou Diouf dont personne de sa famille et de son entou